
La facture du quoi qu'il en coûte ne doit pas peser sur les travailleurs quand les versements de dividendes ont dépassés les 100 milliards d'euros en 2024. La répartition de la richesse doit être plus juste et répondre aux inégalités sociales. FO poursuit la lutte contre les mesures d'austérité annoncées et contre le dogme de la réduction de la dépense publique visant à détruire le service public.
Retour sur le mobilisation du 18 septembre 2025
Le communiqué de presse de Force Ouvrière revient sur la rencontre entre les organisations syndicales et le Premier ministre, qui s’est tenue après la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre. Cette réunion, attendue comme une opportunité de dialogue et de réponse aux revendications du monde du travail, s’est révélée décevante pour l’intersyndicale. Malgré un échange prolongé, aucune réponse concrète n’a été apportée aux préoccupations des salariés, agents publics, demandeurs d’emploi, jeunes et retraités.
Le Premier ministre a indiqué ne pas pouvoir présenter la version finale du budget 2026, arguant qu’elle dépendrait du vote parlementaire. L’intersyndicale espérait au moins des orientations claires, mais n’a obtenu ni rupture avec les mesures déjà annoncées en juillet, ni engagement sur des dispositifs de justice sociale ou fiscale.
Face à l'absence de réponse
Les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation massive le jeudi 2 octobre.
Cette action vise à exiger l’abandon du projet de budget dans son ensemble, notamment :
- Le doublement des franchises médicales.
- L’année blanche, qui implique la désindexation des pensions, prestations sociales et salaires des agents publics.
- La suppression de 3 000 postes de fonctionnaires.
- La réforme de l’assurance chômage.
- Les attaques contre le code du travail et la remise en cause du 1er mai.
L’intersyndicale réclame également :
- Une véritable justice fiscale, avec une taxation des gros patrimoines et des très hauts revenus, ainsi qu’un encadrement du versement des dividendes.
- La conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’euros d’aides publiques versées aux entreprises privées.
- Des moyens budgétaires renforcés pour les services publics sur tout le territoire.
- Une protection sociale de haut niveau et l’abandon du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans.
- Des investissements dans une transition écologique juste et une réindustrialisation de la France, accompagnés de mesures contre les licenciements.
Enfin, les organisations syndicales ont convenu de se réunir à nouveau très rapidement pour coordonner leurs actions et renforcer leur stratégie collective.
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