Encadrement : la présomption d'innocence ne doit pas devenir la présomption de silence
La présomption d'innocence, oui. La présomption de silence, non.
FO Santé HMV tient à rappeler un principe essentiel : toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d'innocence.
Mais attention à ne pas détourner ce principe.
La présomption d'innocence signifie qu'une personne ne peut être considérée comme coupable avant que les faits aient été établis.
Elle ne signifie pas qu'un agent qui témoigne doit être considéré comme un menteur.
Elle ne signifie pas non plus qu'une alerte doit être balayée d'un revers de main au motif que « ce n'est que sa version ».
Et surtout, elle ne dispense jamais l'employeur de vérifier les faits qui lui sont signalés.
Lorsqu'un professionnel parle, il doit être entendu.
Lorsqu'ils sont plusieurs à décrire des situations qui se recoupent, il faut les écouter.
Lorsqu'une même pratique est signalée à plusieurs reprises, il faut s'interroger.
C'est cela, protéger les agents.
Une maladresse ? Peut-être. Un...



