
Les infirmiers peuvent désormais établir des certificats de décès, une mesure attendue qui améliore la prise en charge en fin de vie, notamment dans les zones médicalement sous-dotées.
Un nouveau rôle pour les infirmiers dans l’accompagnement de la fin de vie
’est une évolution historique pour la profession infirmière : trois textes officiels publiés le 23 avril 2025 autorisent désormais, sous conditions, les infirmiers diplômés d’État (IDE) à établir des certificats de décès.
Cette mesure répond à un enjeu de santé publique, particulièrement dans les territoires où les médecins sont peu nombreux. Elle permet de réduire les délais parfois importants entre un décès et sa déclaration officielle, soulageant ainsi les familles et facilitant la gestion des soins post-mortem.
Ce que cela change concrètement
- Les IDE formés pourront établir un certificat de décès en l’absence de médecin, ce qui évite des attentes prolongées.
- Cela représente une amélioration de la prise en charge en fin de vie, tout en reconnaissant les compétences des soignants.
- La mesure s’inscrit dans une logique de continuité et de fluidité des soins, avec un impact humain fort dans les moments les plus délicats.
Une formation encadrée et obligatoire
Tous les infirmiers ne pourront pas exercer cette nouvelle compétence immédiatement. Une formation spécifique est indispensable. Elle vise à garantir la rigueur médicale, le respect des procédures légales et l’éthique autour de cette mission.
Une reconnaissance attendue pour la profession
Cette évolution est une étape importante dans la reconnaissance des compétences infirmières. Elle témoigne de la confiance croissante accordée aux professionnels de santé de terrain, en première ligne dans l’accompagnement des patients et de leurs familles.

