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Mobilisation des aides-soignants Filieris : quand la passion ne suffit plus

Mobilisation des aides-soignants Filieris : quand la passion ne suffit plus

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Le 15 avril 2025, les professionnels des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) de Filieris se sont mobilisés à Anzin et à Liévin à l’appel de Force Ouvrière. En cause : la mise en place d’une nouvelle organisation du travail, imposée sans concertation réelle, qui menace gravement l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle des soignants.

Des plannings réorganisés, une vie chamboulée

Derrière les beaux discours de « continuité des soins » se cache une réalité bien plus brutale : des amplitudes horaires allongées, des week-ends sacrifiés, des horaires coupés qui morcellent les journées et rendent toute organisation personnelle impossible. Cette réorganisation prévoit notamment des astreintes le samedi après-midi et le dimanche, dès septembre 2025, en plus d’un démarrage avancé des tournées à 7h du matin.

Témoignages d’un malaise profond

Les aides-soignantes présentes lors des rassemblements l’ont exprimé avec force : leur engagement ne faiblit pas, mais l’usure gagne du terrain. L’une d’elles confie : « On entre dans l’intimité des gens, on prend soin de leur dignité. Mais ce qu’on nous impose aujourd’hui met en péril notre propre santé, notre famille, notre quotidien. »

Une autre rappelle : « Ce métier, c’est une vocation. Mais on ne peut pas éternellement tirer sur la corde. Ce qu’ils appellent "réorganisation", c’est pour nous une détérioration pure et simple de nos conditions de travail. »

Toutes soulignent la même chose : un profond manque de reconnaissance, un dialogue social qui s’apparente à une formalité, et une impression de n’être plus que des variables d’ajustement dans un système obsédé par la rentabilité.

FO dénonce une logique purement comptable

Force Ouvrière alerte depuis plusieurs mois sur cette dérive managériale qui fait fi du vécu de terrain. Derrière chaque horaire décalé, chaque week-end travaillé, ce sont des familles désorganisées, des enfants privés d’un parent, des aidants épuisés. La santé au travail ne peut pas être un concept vidé de son sens.

Nous n’acceptons pas que des professionnel·le·s déjà éprouvé·e·s par la pénurie de moyens et les exigences croissantes soient une nouvelle fois pénalisé·e·s. FO exige une véritable concertation, respectueuse des réalités du terrain et centrée sur l’humain. Soigner, oui. Se sacrifier, non !

Source: France3 Hauts de France

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