
Aux HMV, le masque tombe.
Dès que vous ne pensez pas “comme il faut”, le dialogue s'arrête net. Les décisions tombent, seules, verticales, imposées - même contre l'unanimité des représentants du personnel. Ici, la concertation est une façade. La ligne, c'est : “circulez, il n'y a rien à discuter”.
Et pendant les échanges, la direction se permet tout : évoquer la fermeture des HMV, agiter la menace d'une reprise en main par le GHT, fantasmer un changement de gouvernance… jusqu'à lâcher que FO pourrait “gérer” l'établissement. Intimidation ? Cynisme ? Panique mal dissimulée ? Chacun appréciera.
Mais le plus grave est ailleurs.
Quand une direction en vient à contester des prescriptions médicales et à accuser les agents de s'arrêter “au moindre prétexte”, ce n'est plus une dérive - c'est un basculement. Un mépris assumé pour les professionnels, pour leur santé, pour la réalité du terrain.
Et quand FO fait remonter ces réalités, la réponse est glaçante : pression, crispation… et désormais expertises psychiatriques imposées aux agents.
Voilà où nous en sommes.
Une direction qui se drape dans les textes, mais piétine l'esprit. Qui parle de cadre, mais pratique la contrainte. Qui prétend dialoguer, mais organise le silence.
La question n'est plus “si” ça dérape.
La question, c'est : jusqu'où ?
Qu'ils l'entendent bien :
on ne fait pas taire un collectif avec des menaces.
Au contraire. On le renforce.
Actualité précédente :
Santé : ça recrute… mais personne ne veut venir

