
Les lignes directrices de gestion dans la fonction publique hospitalière aux Hôpitaux du Massif des Vosges, examinées en CSE le 20 mars 2026, soulèvent des enjeux importants de transparence dans les avancements de grade.
Si leur mise en place était attendue depuis plusieurs années, leur validation s'accompagne aujourd'hui de fortes inquiétudes. FO a fait le choix de s'abstenir. Voici pourquoi.
Instaurées par la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, les LDG constituent un outil structurant pour les établissements publics de santé. Elles définissent notamment les règles en matière de promotion, d'avancement de grade et de valorisation des parcours professionnels. En clair, elles encadrent les critères et les orientations qui doivent garantir une évolution équitable et transparente pour les agents.
Aux Hôpitaux du Massif des Vosges, ce chantier accuse plusieurs années de retard.
Des LDG nécessaires… mais insuffisamment sécurisées
Ces lignes directrices étaient attendues. Elles permettent enfin de poser un cadre sur :
- les critères de promotion de corps et de grade
- les parcours professionnels
- les orientations en matière d'évolution des agents
Mais pour FO, une question essentielle reste en suspens :
Qui garantit concrètement que ces critères seront respectés ?
FO : une exigence de transparence ignorée
FO a été la seule organisation syndicale à porter une proposition claire et constructive :
Réintégrer les représentants du personnel dans les commissions d'avancement de grade
Attention :
Il ne s'agit pas de se substituer à l'autorité de nomination.
Il s'agit simplement de permettre :
- une vérification du respect des critères des LDG
- une transparence réelle des décisions
- une capacité à répondre aux agents, notamment face aux nombreuses contestations constatées lors des précédents avancements
FO a même formalisé cette demande dans un mail complet adressé à la direction générale le 20 février 2026, en amont du dernier groupe de travail.

Une occasion manquée collectivement
Malgré cette démarche argumentée :
- La direction a sollicité l'avis des autres organisations syndicales
- Celles-ci ont estimé ne pas avoir besoin de participer aux commissions d'avancement
- Résultat : avis défavorable de la direction sur la proposition FO
Une décision incompréhensible au regard :
- des remontées de terrain
- des interrogations légitimes des agents
- des enjeux d'équité et de confiance
Pourquoi FO s'est abstenue
FO ne pouvait pas cautionner un dispositif :
- sans garantie de contrôle
- sans transparence suffisante
- sans implication des représentants du personnel
C'est pourquoi FO a fait le choix de s'abstenir et de ne pas émettre un avis favorable, malgré la nécessité évidente de mettre enfin en place ces LDG.
Une abstention responsable et assmumée, cohérente avec nos valeurs et nos engagements.
Des échéances imminentes… sans contrôle syndical
Les conséquences sont concrètes :
- Les avancements de grade au 1er janvier 2026 doivent intervenir courant 2026
- Ceux au 1er janvier 2027 seront traités d'ici fin 2026
Et tout cela se fera sans la présence des organisations syndicales dans les commissions
Encore une fois, FO aura été la seule organisation à proposer une solution pour rétablir la transparence sur un sujet important pour les agents.
Un enjeu démocratique pour 2026
Les agents ne s'y trompent pas :
Les questions d'avancement, de reconnaissance et d'équité sont au cœur des préoccupations.
FO continuera à :
- défendre la transparence
- exiger des règles équitables
- porter la voix des agents
Mais une chose est certaine :
En décembre 2026, vous choisirez vos représentants pour 4 ans.
Choisissez celles et ceux qui défendent réellement vos intérêts.

