
Aux HMV, une nouvelle mode managériale semble s'installer. Une mode inquiétante. Une mode dangereuse.
Désormais, oser réfléchir, poser une question, exprimer un doute, ou simplement analyser une consigne peut suffire à vous faire basculer dans une toute autre catégorie : celle des agents qu'on soupçonne… psychiquement.
Oui, vous avez bien lu.
Réfléchir = déranger
Depuis quand le fait de réfléchir à une organisation de travail, à une consigne incohérente ou à une situation professionnelle dégradée devient-il un problème médical ?
Depuis quand le débat professionnel est-il requalifié en trouble à diagnostiquer ?
Aux HMV, la réponse semble claire : quand un agent ne rentre plus docilement dans le cadre, on ne dialogue plus… on médicalise.
La psychiatrisation comme outil disciplinaire
Nous assistons à une dérive grave : l'envoi de professionnels devant un expert psychiatrique non pas pour les protéger, mais pour les faire taire.
Ce n'est plus de la prévention, ce n'est plus de l'accompagnement, ce n'est plus du soin :
- c'est une méthode de pression
- c'est une tentative de disqualification
- c'est une intimidation déguisée
Car soyons clairs :
Quand on ne peut pas contredire un agent sur le fond, on attaque sa supposée santé mentale.
Un message glaçant envoyé à tous les agents
Le message est limpide :
Obéissez. Ne réfléchissez pas trop. Ne contestez rien. Sinon, vous savez ce qui vous attend.
C'est une logique profondément toxique, indigne d'un établissement public de santé.
Une logique qui inverse les rôles : ce ne sont plus les organisations pathogènes qu'on questionne, mais les agents qui les subissent.
Aux HMV, si vous ne vous protégez pas, la direction ne vous ratera pas
C'est la réalité.
Si vous êtes isolé, sans soutien, sans protection syndicale, vous devenez une cible facile.
Et une fois la machine enclenchée, il est déjà trop tard pour s'étonner.
C'est précisément pour cela que Force Ouvrière Santé des HMV alerte.
C'est précisément pour cela que Force Ouvrière Santé des HMV protège.
Et c'est précisément pour cela que FO Santé des HMV refuse le silence.
Il FO que ça se sache
Non, ce n'est pas normal.
Non, ce n'est pas acceptable.
Non, ce n'est pas une fatalité.
Penser n'est pas une maladie.
Contester n'est pas un trouble.
Réfléchir n'est pas un symptôme.
Ce qui est réellement préoccupant, c'est de considérer la psychiatrie comme un outil de gestion des ressources humaines.
Force Ouvrière restera aux côtés des agents.
Parce que se taire, c'est déjà céder.
Parce que se défendre, c'est se protéger.
Et parce que ça, oui, il FO que ça se sache.
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