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Suppression de 829 places en IFSI dans le Grand Est : une décision lourde de conséquences pour la santé publique

Suppression de 829 places en IFSI dans le Grand Est : une décision lourde de conséquences pour la santé publique

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La Région Grand Est a décidé de supprimer 829 places en IFSI pour la rentrée 2026. Une décision lourde de conséquences alors que les hôpitaux manquent déjà cruellement d'infirmiers. FO Santé alerte : réduire la formation, c'est organiser la pénurie et mettre en danger la qualité des soins.

Moins d'infirmiers formés, plus de patients en difficulté

À l'approche de la rentrée 2026, la Région Grand Est a acté une décision qui fait l'effet d'une onde de choc : la suppression de 829 places en IFSI

Dans un contexte de pénurie chronique de soignants, de services hospitaliers sous tension et de difficultés de recrutement importantes, ce choix apparaît comme totalement déconnecté des réalités du terrain.

Alors que les hôpitaux publics, cliniques et EHPAD peinent déjà à fonctionner normalement, réduire la formation des futurs infirmiers revient à organiser la pénurie de demain.

Une décision incompréhensible face à la crise des effectifs

Partout dans le Grand Est, les établissements de santé tirent la sonnette d'alarme :

  • postes vacants non pourvus,
  • recours massif à l'intérim,
  • surcharge de travail,
  • épuisement professionnel et burn-out infirmier.

Moins de places en IFSI aujourd'hui, ce sont moins d'infirmiers diplômés demain, donc :

  • des équipes encore plus réduites,
  • une dégradation de la qualité des soins,
  • une mise en danger du service public hospitalier.

Cette décision est en totale contradiction avec les discours officiels sur la priorité donnée à la santé publique.

Le prétexte budgétaire : une vision à court terme

La Région Grand Est justifie cette suppression par un « principe de prudence budgétaire », invoquant les incertitudes sur les financements de l'État.

Mais peut-on réellement parler de prudence quand il s'agit de former celles et ceux qui soignent la population ?

Réduire les budgets de formation infirmière, c'est :

  • reporter les problèmes à plus tard,
  • aggraver les tensions hospitalières,
  • fragiliser durablement le système de santé.

La formation professionnelle des infirmiers nécessite au contraire :

  • une vision à long terme,
  • des financements stables,
  • une anticipation du vieillissement de la population et des départs à la retraite massifs.

Des conséquences humaines importantes

Derrière ces 829 places supprimées, il y a :

  • 829 vocations empêchées,
  • des jeunes exclus de leur projet professionnel,
  • une démotivation croissante face à un système qui ferme les portes.

Chaque place en IFSI supprimée, c'est un futur infirmier en moins, alors même que des milliers de professionnels quitteront la profession dans les prochaines années.

La santé ne peut pas être gérée comme une simple ligne budgétaire.

Les syndicats et les professionnels en alerte

Les organisations syndicales, dont FO Santé des Hôpitaux du Massif des Vosges, dénoncent une décision dangereuse et irresponsable.

Les professionnels de terrain savent que :

  • la pénurie actuelle n'est déjà plus tenable,
  • la formation est la clé de la qualité des soins,
  • sans infirmiers formés, le système s'effondre.

Il est urgent d'ouvrir un véritable dialogue entre :

  • la Région,
  • l'État,
  • les instituts de formation,
  • les représentants des personnels.

Quelles alternatives possibles ?

Des solutions existent, à condition d'une volonté politique réelle :

  • sécuriser les financements des IFSI,
  • maintenir, voire augmenter, les capacités de formation,
  • développer des partenariats encadrés,
  • valoriser les métiers infirmiers dès l'orientation scolaire.

Investir dans la formation infirmière, ce n'est pas une dépense : c'est un investissement pour la santé publique.

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