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Respectons les soignants : Stop aux vidéos et photos sauvages à l’hôpital !

Respectons les soignants : Stop aux vidéos et photos sauvages à l’hôpital !

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De plus en plus de soignants sont filmés ou photographiés sans leur accord dans les hôpitaux. Une pratique illégale, dangereuse et irrespectueuse, qui porte atteinte à leur dignité et au secret médical.

Une dérive inquiétante dans les hôpitaux

Sortir son téléphone pour filmer un soignant en pleine activité ou dans un moment de pause est devenu un réflexe pour certains patients ou accompagnants. Pourtant, cette pratique n’a rien d’anodin : elle expose les professionnels à la diffusion d’images dégradantes, à des commentaires hostiles sur les réseaux sociaux et à des atteintes directes à leur vie privée.

Le droit à l’image et le secret médical protégés par la loi

La législation française est claire :

  • Filmer ou photographier une personne dans un lieu privé, comme un hôpital, sans son autorisation, est passible d’un an de prison et 45 000 € d’amende (Code pénal, art. 226-1).
  • La violation du secret médical, même involontaire, peut entraîner un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.

Ces règles visent à protéger non seulement les soignants, mais aussi les patients.

Des campagnes de sensibilisation dans les hôpitaux

Pour endiguer ce phénomène, de nombreux établissements publics de santé mettent en place des actions concrètes :

  • Affichages visibles dans les couloirs et salles d’attente rappelant l’interdiction de filmer ou photographier.
  • Lettres pédagogiques envoyées aux auteurs identifiés pour rappeler la loi et les conséquences de leurs actes.
  • Information préventive dès l’accueil ou dans les documents remis aux patients et visiteurs.

Si la pédagogie est privilégiée, les directions n’excluent pas le dépôt de plaintes en cas de récidives ou d’actes malveillants.

Défendons la dignité des soignants

Les personnels hospitaliers exercent dans un contexte déjà tendu : manque de moyens, surcharge de travail, fatigue accumulée. Être surveillés et exposés contre leur gré aggrave encore la pression. Le respect de leur droit à l’image est une condition essentielle pour préserver leur dignité, leur sécurité et la qualité des soins.

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