REJOIGNEZ UN SYNDICAT ACTIF AUX HÔPITAUX DU MASSIF DES VOSGES: FO, le seul syndicat qu'il vous FO !

Urgences d’Épinal : chronique d’un abandon organisé ?

Urgences d’Épinal : chronique d’un abandon organisé ?

7 mn

Force Ouvrière Santé 88 a brisé le silence lors de la Commission Territoriale du Dialogue Social (CTDS) du GHT8. Ce que nous dénoncions depuis un moment a été confirmé par la direction elle-même : les urgences du Centre Hospitalier Émile Durkheim d’Épinal sont en sous-effectif chronique, voire en état de survie.

Il faudrait 24 médecins urgentistes pour faire tourner le service correctement. Il n’y en a que 9. Un chiffre glaçant, mais surtout indécent. Dans le principal hôpital du département, la continuité des soins est en danger, et personne ne semble capable – ou désireux – d’agir rapidement et efficacement.

FO a posé les questions. Le directeur, M. Cheveau, a répondu. À sa manière.

« Les urgences de Vittel sont ouvertes tout le temps… mais pas toujours. »
« Remiremont n’ouvre que le jour, depuis un an. »

Dominique Cheveau

Faut-il en rire ou en pleurer ? Dans les Vosges, on gère les services d’urgence comme une supérette de quartier, avec des horaires variables, des effectifs aléatoires, et une logique comptable en guise de boussole.

Quand la presse dérange, la direction s’agace

Concernant l’article de Vosges Matin du 20 avril, révélant le versement d’environ un million d’euros de primes d’astreinte à des médecins urgentistes, M. Cheveau n’a pas mâché ses mots : « pathétique » rédigé par une personne qui s'est prise pour un journaliste d'investigation, selon lui. Il estime que 95 % de l’article est faux, mais préfère renvoyer à une future communication interne et externe pour « rétablir la vérité ». Nous attendons avec impatience…

À noter que le directeur s’est empressé de blanchir la majorité des médecins, évoquant « un tout petit nombre » de praticiens qui auraient abusé du système. Très bien. Mais qui a validé les montants ? Qui a laissé faire ?

Des départs… mais aucune remise en question

Pour expliquer la fuite des médecins, on nous parle de :

  • Congés maternité
  • Changements d’établissement
  • Temps partiels

Et la dégradation des conditions de travail ? Et l’absence de perspective ? Et le manque de reconnaissance ? Étonnamment absents de l’analyse…

Élection à la Commission des Usagers : FO écartée, mais bien présente

Autre moment révélateur de cette CTDS : l’élection d’un membre à la Commission des Usagers. Trois candidats. Vote à bulletin secret.
FO, connectée en visioconférence, avait donné procuration à SUD.

Jérôme Guillot, seul représentant FO à siéger au niveau du GHT, s’est présenté. Il n’a malheureusement pas obtenu les voix nécessaires.
Faut-il rappeler que sans FO, certaines vérités ne remonteraient jamais ? Que nous sommes souvent les seuls à oser poser les questions qui dérangent ? Le message est clair : la représentativité, ça se gagne, et ça se défend.

2026 : L’heure de vérité approche

Nous rappelons que FO est la 3ᵉ organisation syndicale du département (élections 2022), derrière la CGT et la CFDT.
Mais ce n’est pas une fatalité. En Lorraine, FO est numéro 1 dans la santé. Pourquoi pas dans les Vosges ?

Il est temps de faire bloc. De hausser le ton. D’arracher notre place, car on ne nous la donnera pas.
Les élections professionnelles de fin 2026 seront décisives. Si vous êtes fatigués d’être invisibles, si vous refusez d’être complices du déclin, rejoignez FO

Une fin sans panache

Enfin, M. Cheveau a annoncé que cette CTDS serait sa dernière. Il quittera les Vosges le 8 mai.
Sans mot sur sa nouvelle affectation. Peut-être que là-bas aussi, on ouvrira les urgences « tout le temps, mais pas toujours »...

J'adhère