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La formation des infirmières en pleine évolution : vers un programme plus adapté aux réalités du terrain ?

La formation des infirmières en pleine évolution : vers un programme plus adapté aux réalités du terrain ?

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La révision de la formation des infirmiers et infirmières est un sujet récurrent, mais les discussions s’intensifient à l’approche d’une potentielle réforme prévue pour la rentrée 2026. Entre allongement du cursus et modernisation des contenus, de nombreux enjeux sont à l’étude.

Une formation en constante demande mais marquée par des abandons

Chaque année, les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) figurent parmi les filières les plus sollicitées sur la plateforme Parcoursup. En 2024, ils se classaient en troisième position avec plus de 650 000 vœux. Cependant, malgré cet engouement, le taux d’abandon reste préoccupant : en 2021, 10 % des étudiants ont interrompu leur parcours dès la première année, et 30 % des diplômés se réorientent dans les cinq années suivant l’obtention de leur diplôme.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation : des difficultés financières, une méconnaissance de la réalité du métier ou encore un niveau d’exigence parfois sous-estimé.

Une modernisation nécessaire de la formation

Les critiques sur l’organisation actuelle des études en soins infirmiers ne sont pas nouvelles. Selon Frédéric Valletoux, député et ancien ministre de la Santé, il est impératif de réviser le cadre de formation, en place depuis 2009, pour mieux répondre aux besoins du terrain. Xavier Rebecq coordinateur pédagogique dans un IFSI de Saône-et-Loire, partage ce constat : « Le métier évolue et va continuer à évoluer. Il est crucial d’adapter la formation pour préparer efficacement les futurs professionnels aux défis qu’ils rencontreront. »

Vers un cursus plus long et plus complet ?

La formation actuelle, qui alterne cours théoriques et stages pratiques, pourrait être renforcée par l’ajout de 400 heures supplémentaires. Cette évolution viserait à harmoniser le niveau de compétence des étudiants français avec celui de leurs homologues européens. Toutefois, le débat reste ouvert quant à la pertinence d’un allongement plus conséquent du cursus, notamment avec l’hypothèse d’une quatrième année de formation, qui semble pour l’instant écartée.

L’attente est donc grande quant aux nouvelles orientations de la formation, dont les détails devraient être précisés d’ici la fin de l’année universitaire.

Cette refonte pourrait marquer une étape décisive dans la reconnaissance et l’évolution du métier d’infirmier, en adéquation avec les besoins croissants du système de santé.

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