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Mort d’une résidente en Bretagne : Condamnations pour l’Ehpad et son directeur, relaxation de l’Aide-Soignante

Mort d’une résidente en Bretagne : Condamnations pour l’Ehpad et son directeur, relaxation de l’Aide-Soignante

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La Gacilly, Morbihan - Le décès tragique d’une résidente dans un Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) de La Gacilly a conduit à des condamnations pour l’établissement et son directeur, tandis que l’aide-soignante impliquée a été relaxée. Ce verdict a été prononcé par le tribunal de Vannes le jeudi 16 mai 2024.

Les Faits

Le 14 octobre 2020, une résidente de 59 ans, vivant dans l’EHPAD depuis plusieurs années en raison de paralysies causées par des accidents vasculaires cérébraux, a été victime d'une chute grave. Cet incident s’est produit lors de son transfert de son lit à son fauteuil à l’aide d’un lève-malade, lorsque les sangles du harnais n’ont pas été croisées correctement. Huit jours plus tard, la victime est décédée à l’hôpital de Redon.

Le Procès

Le 11 avril, l’aide-soignante de 48 ans, l’EHPAD, et son directeur ont été jugés pour homicide involontaire. Lors de l’audience, l’aide-soignante a exprimé ses regrets concernant l'absence de formation adéquate, reconnaissant qu’elle n’avait pas croisé les sangles comme il se devait, sans qu’aucune consigne claire ne lui ait été donnée. La défense a insisté sur le fait que personne ne lui avait signalé que cette pratique était incorrecte.

Pour la partie civile, le lien entre la chute et le décès était évident, bien qu'un expert n'ait pu conclure à une responsabilité exclusive de la chute. Le directeur de l’établissement, quant à lui, a nié tout défaut de formation.

Les Réquisitions et le Verdict

La procureure, Perrine Giraudeau, avait requis une dispense de peine pour l’aide-soignante, un an de prison avec sursis pour le directeur, et une amende de 15 000 € pour l’établissement.

Le tribunal a finalement reconnu l’EHPAD coupable d’homicide involontaire pour "absence de consignes claires et défaut de formation du personnel". L’établissement a été condamné à 25 000 € d’amende, dont 15 000 € avec sursis, et son directeur à six mois de prison avec sursis. L’aide-soignante a été relaxée, le tribunal ayant jugé qu'elle n’avait pas reçu la formation nécessaire pour effectuer correctement ses tâches.

Conclusion

Cette affaire démontre l’importance de la formation adéquate du personnel dans les établissements de soins pour personnes dépendantes. Elle rappelle également aux gestionnaires la nécessité de fournir des consignes claires et précises pour assurer la sécurité des résidents. La justice a ainsi tranché en faveur de la reconnaissance de ces manquements, tout en exonérant l’aide-soignante de toute responsabilité personnelle, soulignant l’insuffisance des mesures mises en place par l’établissement.

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