
Réforme haute fonction publique: DH reconnus, D3S et DS en attente. Les syndicats pressent pour une égalité statutaire.
Les couloirs des hôpitaux résonnent de murmures inquiets alors que la réforme de la haute fonction publique continue de traîner en longueur, négligeant les aspirations légitimes des acteurs hospitaliers. Lancés il y a près d'un an, les travaux pour transposer cette réforme dans le domaine hospitalier semblent stagner, voire régresser. Les espoirs d'une application dès le 1er janvier 2024 ont été anéantis, laissant planer le doute sur la volonté réelle des autorités publiques de prendre en compte les corps de direction hospitaliers.
Au cœur des débats se trouve la question de la reconnaissance des trois principaux corps de direction hospitaliers : les Directeurs d'Hôpital (DH), les Directeurs d'Établissement Sanitaire, Social et Médico-social (D3S) et les Directeurs des Soins (DS). Cependant, il semble que seule la catégorie des DH soit envisagée pour intégrer la haute fonction publique, laissant les D3S et les DS dans l'expectative. Cette exclusion potentielle pourrait non seulement compromettre l'objectif d'attractivité des trois corps, mais également créer des disparités inacceptables.
Les syndicats expriment leur préoccupation face à cette situation alarmante, soulignant le risque d'une réforme tronquée, loin des aspirations initiales. Ils appellent à une reconnaissance équitable et synchronisée des trois corps, mettant en lumière l'importance de ces directions dans le bon fonctionnement des établissements de santé. Pour accélérer les décisions, plusieurs syndicats ont adressé une lettre au Premier ministre, soulignant l'urgence de clore ce chapitre et d'aboutir à une unification statutaire.
Les DH attendent également une reconnaissance de leurs spécificités et contraintes, notamment en matière d'indemnités et de reconnaissance de carrière. De même, les D3S et les DS réclament une intégration équitable dans la réforme, soulignant les disparités salariales et de traitement qui persistent, mettant en lumière les enjeux d'égalité professionnelle.
En effet, il est crucial de ne pas ignorer les corps hospitaliers les plus féminisés, comme les D3Set les DS, dont l'exclusion de la haute fonction publique risquerait de perpétuer les inégalités. Les réformes salariales récentes n'ont pas été suffisantes pour enrayer la perte d'attractivité, laissant de nombreux postes vacants et impactant la qualité des soins.
Moralité, il est impératif que la réforme de la haute fonction publique prenne en compte les spécificités et les besoins des corps de direction hospitaliers. Une reconnaissance équitable, des réformes salariales justes et une volonté réelle d'assurer l'égalité professionnelle sont indispensables pour garantir un système de santé efficace et équitable pour tous.

