
La nomination de Fadila Khattabi comme ministre des Personnes âgées et handicapées suscite un large consensus, surtout en l'absence d'une loi spécifique sur l'autonomie. La fusion des deux secteurs au sein d'un même ministère est saluée par l'ensemble des parties prenantes, compte tenu des défis structurels partagés.
Le périmètre de responsabilité de Fadila Khattabi n'est pas aussi vaste que celui d'Aurore Bergé, qui occupait le poste de ministre à part entière des Solidarités et des Familles dans le précédent gouvernement. En effet, depuis le 7 février, Fadila Khattabi occupe le poste de ministre déléguée aux Personnes âgées et aux Personnes handicapées. Bien que la fusion des deux domaines de l'autonomie au sein d'un même cabinet ne soit pas une première, les précédents secrétaires d'État, Catherine Trautmann en 1998 et Dominique Gillot en 2001, n'ont conservé les deux portefeuilles que pendant quelques mois. Avant de rejoindre le gouvernement en tant que ministre déléguée aux Personnes handicapées en juillet 2023, Fadila Khattabi était présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, et elle est plutôt bien accueillie par le secteur. Bien que son ministère élargi ne semble pas susciter d'inquiétudes, les attentes demeurent élevées.
La FHF (Fédération Hospitalière de France) salue sa nomination et souligne les enjeux à venir. "Nous serons particulièrement attentifs à sa capacité à tenir l'engagement, pris par ses prédécesseurs, d'une grande loi de programmation sur le grand âge d'ici la fin de l'année", déclare la fédération dans un communiqué, tout en notant les défis immédiats auxquels sont confrontés les établissements médico-sociaux. Le Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (Gepso) souligne l'importance de la coordination avec le ministère de la Santé et de la Prévention pour favoriser la transversalité entre les secteurs.
L'AD-PA (Association des directeurs d'Ehpad et de services à domicile) se réjouit de voir le sujet de l'autonomie pris en charge par un ministère plutôt qu'un secrétariat d'État, tout comme la Fnadepa, qui compte sur l'engagement de la ministre pour porter les enjeux de l'autonomie de manière transversale. Le Synerpa se félicite également de la nomination de Fadila Khattabi, soulignant son engagement en faveur des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité.
La Fédération Una estime que la connaissance approfondie de la ministre est un atout pour relever les défis du secteur, tandis que le Collectif handicaps espère que ce ministère permettra enfin une politique de l'autonomie cohérente, malgré son absence dans le discours de politique générale du Premier ministre. La fédération Paralysie cérébrale France approuve la décision de maintenir la stabilité et appelle à aller plus loin en créant une loi de programmation pluriannuelle en faveur du soutien à l'autonomie.
Les professionnels de santé, tels que le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux, les orthophonistes et le Conseil national de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes, soulignent également l'importance d'une collaboration étroite avec la ministre pour élaborer des politiques de santé répondant aux besoins des personnes âgées et des personnes handicapées.

