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Les infirmières scolaires peuvent désormais cumuler leur activité avec des soins en libéral ou à l'hôpital

Les infirmières scolaires peuvent désormais cumuler leur activité avec des soins en libéral ou à l'hôpital

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Une évolution attendue depuis de nombreuses années entre en vigueur : les infirmières de l'Éducation nationale peuvent désormais exercer une activité de soins complémentaire en libéral ou dans un établissement de santé, sous certaines conditions.

Une avancée pour les infirmières de l'Éducation nationale

Les infirmières de l'Éducation nationale disposent désormais de la possibilité d'exercer une activité de soins en complément de leurs fonctions. Cette activité pourra être réalisée en tant qu'infirmière libérale ou au sein d'un établissement public ou privé à but non lucratif, notamment dans les secteurs sanitaire et médico-social.

Cette évolution intervient à la suite d'un avis favorable du collège de déontologie, relayé par la Direction générale des ressources humaines du ministère de l'Éducation nationale.

Un cumul d'activités strictement encadré

Cette nouvelle possibilité reste soumise à plusieurs conditions. L'activité complémentaire devra être exercée en dehors des obligations de service et ne devra en aucun cas porter atteinte au bon fonctionnement du service public.

Par ailleurs, lorsqu'une infirmière choisit d'exercer dans un établissement de santé ou médico-social, elle devra être recrutée directement par celui-ci. Le recours à une société d'intérim n'est pas autorisé dans ce cadre.

Une réponse à une demande ancienne de la profession

Cette autorisation répond à une revendication portée depuis de nombreuses années par les infirmières scolaires. Elle leur permettra de maintenir leur pratique clinique, de diversifier leur activité et, pour celles qui le souhaitent, de bénéficier d'un complément de revenus tout en contribuant à répondre aux besoins des établissements de santé.

Cette mesure pourrait également représenter un renfort appréciable pour les structures confrontées à des difficultés de recrutement, notamment durant les périodes de forte tension.

Une avancée qui ne règle pas la question des rémunérations

Si cette évolution est accueillie favorablement par de nombreux professionnels, elle ne répond pas à la principale attente de la profession : une revalorisation durable des rémunérations.

Pour beaucoup d'infirmières scolaires, la possibilité d'exercer une activité complémentaire constitue une avancée, mais ne saurait remplacer une reconnaissance salariale à la hauteur des responsabilités exercées.

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