REJOIGNEZ UN SYNDICAT ACTIF AUX HÔPITAUX DU MASSIF DES VOSGES: FO, le seul syndicat qu'il vous FO !

Le bien‑être infirmier à l'épreuve d'une crise durable.

Le bien‑être infirmier à l'épreuve d'une crise durable.

7 mn

Publié en mars 2026, le premier baromètre du bien‑être des infirmiers réalisé par Albus en partenariat avec l'institut OpinionWay dresse un état des lieux préoccupant de la profession infirmière en France. Cette étude nationale se distingue par une approche inédite : elle compare simultanément la situation des infirmiers hospitaliers et celle des infirmiers libéraux (IDEL), deux modes d'exercice souvent opposés mais confrontés à des difficultés étonnamment similaires.

Une enquête d'ampleur nationale et une méthodologie inédite.

L'étude a été menée en février 2026 auprès de 782 infirmiers, répartis entre exercice hospitalier et exercice libéral. Deux volets distincts, construits en parallèle, ont permis de recueillir des données comparables grâce à des questionnaires harmonisés sur des indicateurs clés comme le stress, la reconnaissance, les conditions de travail ou encore les intentions de départ.
Cette double lecture constitue une première à l'échelle nationale et apporte un éclairage inédit sur le vécu réel de la profession infirmière.

Un signal d'alarme commun : l'envie de quitter le métier.

L'un des enseignements majeurs du baromètre est sans appel : environ un infirmier sur trois envisage de quitter son poste ou son mode d'exercice. Ce chiffre est identique chez les infirmiers hospitaliers et chez les infirmiers libéraux, malgré des organisations du travail très différentes.
Ce constat met en évidence une crise qui dépasse les spécificités de chaque statut et révèle un malaise systémique, profondément ancré dans l'ensemble de la profession.

Stress et surcharge : une pression devenue structurelle

Le baromètre montre que le stress professionnel atteint un niveau élevé chez une part importante des infirmiers. Si les causes diffèrent selon le mode d'exercice, la pression est bien réelle dans les deux cas : surcharge de travail, contraintes temporelles, exigences administratives et manque de marges de manœuvre organisationnelles pèsent lourdement sur le quotidien des soignants.
Cette pression constante n'est pas seulement vécue comme un inconfort, mais comme un facteur déterminant dans la remise en question du maintien dans la profession.

Reconnaissance : un sentiment largement insuffisant.

Autre point central du baromètre : le sentiment de reconnaissance. Beaucoup d'infirmiers expriment un décalage entre l'importance de leur rôle dans le système de santé et la reconnaissance perçue de la part des institutions et de l'organisation du système.
Ce manque de reconnaissance contraste avec l'attachement profond des infirmiers à leur métier et à leurs patients, un paradoxe qui ressort fortement de l'étude.

Une profession sous tension, mais toujours engagée.

Malgré ces indicateurs préoccupants, le baromètre met également en lumière un élément fondamental : l'attachement au métier reste fort. La crise qui traverse la profession infirmière ne semble pas liée à une perte de sens du soin, mais bien aux conditions dans lesquelles il est exercé.
Les infirmiers interrogés expriment une vocation intacte, mais fragilisée par l'accumulation des contraintes, l'usure professionnelle et la difficulté à se projeter dans un avenir durable au sein du système actuel.

Un enjeu majeur pour l'avenir du système de santé.

À travers ce baromètre, Albus et OpinionWay soulignent que la question du bien‑être infirmier dépasse largement la sphère individuelle. Si un tiers des infirmiers envisage un départ, les conséquences potentielles sur l'accès aux soins, la continuité des prises en charge et l'équilibre du système de santé sont considérables.
Le vieillissement de la population, la tension sur les effectifs soignants et la désertification médicale rendent cette problématique encore plus critique aujourd'hui.

Un outil pour objectiver le débat.

En lançant ce baromètre, Albus affiche une volonté claire : objectiver le vécu des infirmiers à partir de données chiffrées, afin d'alimenter une réflexion collective sur l'avenir de la profession et sur les leviers d'amélioration possibles.
Comme le souligne la direction du groupe Corilus France, maison‑mère d'Albus, cette démarche s'inscrit dans une logique d'écoute et d'accompagnement des infirmiers, fondée sur plusieurs décennies de proximité avec le terrain.

J'adhère