
Retard, stagnation, mépris : les ratios de promotion 2026 confirment une réalité brutale pour les hospitaliers.
Carrières bloquées, salaires écrasés, reconnaissance inexistante… pendant que le gouvernement parle d'attractivité.
FO dénonce une politique d'austérité assumée et appelle les agents à ne plus subir.
La publication des ratios promus/promouvables 2026 dans la Fonction Publique Hospitalière était attendue. Elle est finalement arrivée… en retard. Un retard révélateur du peu de considération accordé aux professionnels hospitaliers par le ministère de la Santé.
Car sans la pression constante de Force Ouvrière, ces taux n'auraient tout simplement pas été publiés à temps. FO a imposé une application rétroactive au 1er janvier 2026 pour éviter toute manipulation des avancements au détriment des agents. Une garantie minimale… mais indispensable.
Des taux qui stagnent… pendant que les agents décrochent
À la lecture des tableaux (pages 3 à 6), le constat est limpide : les taux de promotion stagnent globalement, voire régressent pour certains corps.
- Les adjoints administratifs principaux de 2e classe plafonnent à 28%
- Les infirmiers en soins généraux deuxième grade tombent à 12%
- Les aides-soignants principaux chutent à 12% également
- De nombreuses filières restent figées autour de 12 à 18%, loin des besoins réels
Pendant ce temps, l'inflation explose et les carrières patinent.
FO le rappelle : un agent en catégorie C1 gagne à peine 50 euros brut de plus que le SMIC après 15 ans de carrière. Une situation indigne du service public hospitalier.
Une politique d'austérité assumée sur le dos des hospitaliers
Ne nous racontons pas d'histoire : ces ratios ne sont pas un oubli ou une erreur technique.
C'est un choix politique.
Un choix validé par le ministère de la Santé… mais aussi par Bercy, qui verrouille les budgets et impose une logique d'économie permanente.
Résultat :
- Des carrières bloquées
- Une perte d'attractivité dramatique
- Des difficultés de recrutement qui s'aggravent
- Une fidélisation devenue quasi impossible
Et sur le terrain, cela se traduit par toujours plus de charge de travail pour ceux qui tiennent encore.
Des discours, toujours des discours… mais aucun acte
On nous parle sans cesse de “reconnaissance”, d'“attractivité”, de “revalorisation”.
Dans les faits ?
⇒ Des promotions au compte-gouttes
⇒ Des grilles indiciaires toujours aussi faibles
⇒ Un point d'indice qui ne suit pas l'inflation
Le décalage entre les annonces politiques et la réalité vécue par les agents n'a jamais été aussi flagrant.
FO exige des mesures immédiates et concrètes
Face à cette situation inacceptable, FO revendique :
- Une augmentation massive des taux de promotion
- Une revalorisation réelle des grilles indiciaires
- Une hausse du point d'indice à la hauteur de l'inflation subie
- Un plan de titularisation des contractuels sur postes permanents
Ces mesures ne sont pas des revendications “de confort”.
Ce sont des mesures de survie pour l'hôpital public.
Il est temps de passer à l'action
Les hospitaliers ne peuvent plus être les oubliés des politiques publiques.
Ils ne peuvent plus être les variables d'ajustement budgétaire.
FO continuera de porter ces revendications avec détermination.
Mais sans mobilisation des personnels, rien ne bougera.
⇒ Plus que jamais, il faut se faire entendre.
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