
Le 1er mai n'est pas un jour comme les autres. Il est un symbole. Un repère. Une conquête du monde du travail que Force Ouvrière n'a jamais cessé de défendre.
Après son adoption au Sénat le 3 juillet 2025, sous couvert d'une prétendue « insécurité juridique », la proposition de loi visant à permettre le travail le 1er mai a finalement été rejetée le 10 avril 2026 par l'Assemblée nationale, par 120 voix contre 105.
Une première tentative d'examen avait déjà échoué le 22 janvier dernier, faute de temps. Mais cette fois, le rejet est clair : une majorité de députés a refusé d'ouvrir la porte à une remise en cause du droit du travail.
Une attaque contre un principe fondamental
Force Ouvrière s'est immédiatement opposée à ce texte, aux côtés de l'ensemble des organisations syndicales, notamment dans un courrier intersyndical adressé le 3 mars.
Car derrière cette proposition de loi, c'est bien plus qu'une simple adaptation juridique qui était en jeu.
Le 1er mai est aujourd'hui le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré. Il porte une dimension historique et internationale, en lien direct avec les luttes des travailleurs pour leurs droits.
Remettre en cause ce principe, même partiellement, aurait constitué une brèche dangereuse.
Comme l'ont rappelé les organisations syndicales :
⇒« À chaque fois qu'un principe est entamé, les dérogations s'étendent progressivement jusqu'à devenir la règle. »
FO ne lâchera rien
Pour Force Ouvrière, la ligne est claire et constante :
aucune remise en cause du 1er mai ne sera acceptable.
Ce rejet à l'Assemblée nationale constitue un premier coup d'arrêt, mais la vigilance reste totale.
FO appelle les députés et le pouvoir exécutif à confirmer cette position en rejetant définitivement ce texte lors de la commission mixte paritaire.
Défendre le 1er mai, c'est défendre les travailleurs
Au-delà de cette proposition de loi, c'est une certaine vision du travail et des droits sociaux qui est en jeu.
Le 1er mai ne se négocie pas.
Il ne se fragmente pas.
Il ne se banalise pas.
Il appartient aux travailleurs.
Force Ouvrière continuera de se mobiliser, sans relâche, pour préserver cet acquis essentiel.
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Une situation banale qui en dit long.

