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1er Mai menacé : FO appelle à bloquer une dérive inacceptable

1er Mai menacé : FO appelle à bloquer une dérive inacceptable

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Le 1er Mai est bien plus qu'un jour férié. C'est un symbole fort, une conquête sociale majeure, un repère historique pour l'ensemble des travailleurs. Et aujourd'hui, ce symbole est clairement dans le viseur.

Dans un courrier adressé aux députés le 3 mars dernier, huit organisations syndicales, dont Force Ouvrière, montent au front pour exiger le rejet d'une proposition de loi qui vise à autoriser le travail le 1er Mai dans certains secteurs.

Une ligne rouge est en train d'être franchie.

Une proposition de loi qui fragilise un pilier du droit du travail

Le texte, qui doit être examiné à l'Assemblée nationale le 10 avril, prévoit d'élargir les possibilités de faire travailler les salariés le 1er Mai, notamment dans certains commerces (boulangeries, fleuristes, commerces alimentaires…).

Ses promoteurs avancent un argument bien connu : celui du « volontariat » et d'une prétendue insécurité juridique.

Mais FO, aux côtés des autres organisations syndicales, ne s'y trompe pas :
⇒ ce projet ouvre une brèche dangereuse dans un principe fondamental du Code du travail.

Car aujourd'hui, le 1er Mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés, sauf exceptions très strictement encadrées.

Le risque d'un engrenage déjà bien connu

L'histoire sociale récente nous l'a montré :
⇒ chaque dérogation finit par devenir la norme.

Le travail du dimanche en est l'exemple parfait. Présenté à l'origine comme exceptionnel, il s'est progressivement banalisé sous la pression économique et politique.

C'est exactement ce que redoutent les syndicats aujourd'hui.

« À chaque fois qu'un principe est entamé, les dérogations s'étendent progressivement jusqu'à devenir la règle. »

Derrière cette proposition de loi, c'est donc une transformation silencieuse mais profonde du droit du travail qui se profile.

Défendre le 1er Mai, c'est défendre tous les travailleurs

Toucher au 1er Mai, ce n'est pas un simple ajustement technique.
C'est remettre en cause :

  • un acquis social fondamental
  • une journée internationale de lutte et de solidarité
  • un symbole fort du monde du travail

Pour FO, la position est claire :
X pas de compromis sur le 1er Mai
X pas de banalisation du travail ce jour-là

FO appelle les députés à prendre leurs responsabilités

Face à cette offensive, FO et les autres organisations syndicales appellent les députés à rejeter ce texte sans ambiguïté.

Le message est limpide :
⇒ on ne négocie pas les conquêtes sociales fondamentales
⇒ on ne fragilise pas les droits collectifs au nom d'intérêts économiques à court terme

Une vigilance plus que jamais nécessaire

Ce débat dépasse largement le cadre du 1er Mai.

Il pose une question centrale :
⇒ jusqu'où ira-t-on dans la remise en cause des droits des travailleurs ?

FO restera mobilisée pour défendre ces acquis, aujourd'hui comme demain.

Source: Confédération Force Ouvrière – Communication du 30 mars 2026

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