
Depuis plusieurs mois, patients, visiteurs et professionnels supportent des tensions accrues autour des places de stationnement disponibles du centre hospitalier de Saint-Dié. La direction de l'établissement, consciente de la situation, mène une réflexion pour tenter de trouver des solutions durables.

Tourner, tourner, tourner avant de trouver une place de stationnement. Pour de nombreux usagers du centre hospitalier de Saint-Dié, se garer ressemble à un parcours du combattant face à des parkings qui affichent bien souvent complet. Il n'y a qu'à faire un tour sur place pour s'en apercevoir. Lorsque l'affluence est forte, les places disponibles manquent à l'appel. Parfois aussi, des voitures mordent sur la place voisine, empêchant de s'y mettre. Des automobilistes choisissent de laisser leur véhicule hors des parkings attitrés, quitte à essuyer un forfait post-stationnement à leur retour de l'hôpital. « Depuis un an, c'est le même bazar. C'est une galère sans nom », fait valoir Jean, 76 ans, originaire de Laveline-du-Houx, qui s'est garé dans l'herbe, à côté du rond-point de l'hôpital. « Il faudrait qu'on me donne la possibilité d'aller ailleurs. »
Patients, visiteurs et personnel impactés
La quête d'une place est une source de stress « supplémentaire », reconnaît-il. Plusieurs patients ou visiteurs s'y prennent donc à l'avance, partant au minimum un quart d'heure plus tôt que prévu. Médiane, monitrice de 28 ans, Lucas a finalement opté pour les parkings les plus éloignés après avoir « tourné pendant dix minutes ». Idem pour Michelle, disposant pourtant d'une carte spéciale pour les personnes en situation de handicap. Sauf que les places réservées étaient toutes déjà occupées. Véronique se rend quotidiennement à l'hôpital ; pour elle, il faut « prendre son mal en patience ». « Je repère depuis le haut si je vois des places. » En trouver une relève de « l'aléatoire ».
L'éloignement de l'entrée de l'hôpital est d'autant plus mal vécu lorsque les usagers ont des difficultés à se déplacer, de par leur âge ou un handicap. Le personnel de l'hôpital Saint-Charles est également touché par cette galère du stationnement. Comme les agents administratifs après la pause déjeuner ou le personnel qui prend son poste dans l'après-midi, souligne Jérôme Guillot, secrétaire général FO santé au centre hospitalier intercommunal HMV.
« Une tension accrue » selon la direction
Pourquoi une telle contrainte sur les places existantes ? D'après la direction, le centre hospitalier de Saint-Dié, dont les parkings sont entièrement gratuits, est confronté à une « tension accrue sur les capacités de stationnement des parkings » en raison d'« une augmentation continue de l'activité et du nombre de consultants accueillis chaque jour » (une charge qui peut s'accroître lorsque les autres centres hospitaliers vosgiens doivent fermer leurs urgences ou lorsque l'attente y est trop importante). La direction évoque aussi « l'intégration de l'institut de formation d'aides-soignants au sein du pôle de formations paramédicales », générant des besoins supplémentaires. Une réflexion « approfondie » sur des solutions « durables » afin d'« améliorer les conditions d'accueil et de stationnement » a été engagée par l'établissement.
Plusieurs « pistes d'action » sont à l'étude : « l'optimisation des places existantes », « l'aménagement des places complémentaires », « la réorganisation des flux », « des solutions alternatives favorisant une mobilité adaptée ».
De 40 à 56 places de plus sur le parking du Petit Bois
Plus concrètement, le parking du Petit Bois (P8), à côté du grand HLM, pourrait être aménagé pour y créer « 40 à 56 places supplémentaires », correspondant globalement au déficit observé sur certaines plages horaires de la journée », indique Jérôme Guillot. Pour ce qui est de la réorganisation d'une partie des parkings existants, la direction du centre hospitalier pourrait mettre en place des places réservées aux ambulances et aux taxis (en coordination avec la municipalité et les travaux de la rue du Nouvel-Hôpital) sur le parvis « afin de fluidifier l'accueil et l'accès aux urgences » et aménager un parking « mobilité douce » pour encourager l'usage du vélo.
Difficile de trouver une place de stationnement ce mardi matin sur les parkings du centre hospitalier de Saint-Dié.
Photo David Henry
David Henry
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