
Dans la fonction publique hospitalière, le professionnalisme ne se limite pas à l'exécution d'une mission ou à un statut. Il repose sur trois piliers indissociables : le savoir-faire, le savoir-être et la manière de servir.
Ces principes ne concernent pas uniquement les agents de terrain. Ils s'appliquent à toutes et à tous : personnels, encadrement, directions, y compris les directions générales. Nul n'en est exempt.
Le savoir-faire : une compétence attendue à chaque niveau
Le savoir-faire correspond à la maîtrise des compétences professionnelles propres à chaque fonction.
Agents, cadres ou dirigeants : chacun doit disposer des connaissances, des compétences et de l'expérience nécessaires à l'exercice de ses responsabilités.
À l'hôpital, le savoir-faire ne se limite pas aux soins. Il concerne aussi l'organisation du travail, la gestion des équipes, la prise de décision, l'anticipation des risques et le respect du cadre réglementaire.
L'exigence de compétence est collective : une défaillance à un niveau impacte l'ensemble de la chaîne.
Le savoir-être : une obligation relationnelle partagée
Le savoir-être n'est pas une option réservée aux agents au contact du public.
Il s'impose également à l'encadrement et aux directions.
Respect, écoute, exemplarité, loyauté, capacité à dialoguer et à reconnaître le travail accompli : ces qualités doivent irriguer tous les niveaux hiérarchiques.
Le management, comme l'autorité, ne dispense jamais du respect.
À l'hôpital, la qualité des relations professionnelles conditionne directement la qualité du service rendu aux usagers.
La manière de servir : un devoir renforcé pour celles et ceux qui décident
La manière de servir renvoie à l'esprit même du service public hospitalier.
Elle implique de placer l'intérêt général, la continuité du service, l'égalité de traitement et la dignité humaine au cœur de chaque décision.
Si elle concerne l'ensemble des agents, elle engage encore davantage les responsables hiérarchiques et les directions générales, dont les choix structurent les conditions de travail, le climat social et la qualité des soins.
Décider, c'est aussi assumer les conséquences humaines de ses décisions.
La manière de servir ne peut se réduire à des objectifs chiffrés ou à une gestion déconnectée du terrain.
Une responsabilité collective, sans exception
Dans la fonction publique hospitalière, il ne peut y avoir de double discours :
on ne peut exiger des agents ce que l'on ne s'applique pas à soi-même.
Savoir-faire, savoir-être et manière de servir forment un socle commun, partagé par l'ensemble des acteurs de l'hôpital, du terrain aux plus hauts niveaux de direction.
C'est cette cohérence qui fonde la crédibilité de l'institution et la confiance des professionnels comme des usagers.
Défendre ces principes, c'est défendre le service public hospitalier
Lorsque l'un de ces piliers est fragilisé — par manque de moyens, de reconnaissance ou de dialogue — c'est tout l'édifice qui vacille.
Rappeler que ces exigences s'imposent à toutes et à tous, sans exception, ce n'est pas opposer les rôles :
c'est réaffirmer les valeurs fondamentales du service public hospitalier et le respect dû à celles et ceux qui le font vivre chaque jour.
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