
Il suffit parfois d'une alerte grave pour distinguer les syndicats de terrain… de ceux qui préfèrent la proximité avec le pouvoir.
Dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle — et plus encore dans la vie syndicale — il arrive un moment où les situations deviennent tendues, conflictuelles, inconfortables. Ce sont précisément ces moments-là qui révèlent le vrai visage des uns et des autres.
Les Hôpitaux du Massif des Vosges n'échappent pas à cette règle.
Ces dernières semaines, à la suite de plusieurs alertes sérieuses remontées à la direction par FO Santé des HMV, des réunions extraordinaires ont été déclenchées. FO y est allée avec une conviction simple : lorsque des professionnels expriment un mal-être profond, parfois alarmant, le rôle des représentants du personnel est clair.
Écouter. Analyser. Agir. Ensemble.
Nous pensions — peut-être naïvement — que face à des situations aussi graves, les représentants syndicaux sauraient dépasser leurs postures, mettre de côté les intérêts partisans et adopter une réponse collective, factuelle et responsable. Une réponse tournée vers une seule priorité : la protection immédiate des agents.
Que nenni.
L'adage dit que la meilleure défense, c'est l'attaque. Nous en avons eu une démonstration limpide. Plutôt que de regarder la réalité en face, certains ont choisi la dénégation, l'inversion des rôles, voire la remise en cause de celles et ceux qui osaient porter la parole du terrain. Une stratégie connue, mais toujours aussi dangereuse.
Plus troublant encore : sous couvert d'un engagement syndical affiché, certains semblent prêts à défendre l'indéfendable, uniquement parce qu'un membre haut placé de la hiérarchie aurait pris sa carte syndicale dans leur organisation.
À partir de là, tout devient justifiable. Même l'injustifiable.
Chez FO, cela est tout simplement inimaginable.
Car le syndicalisme que nous défendons n'est pas à géométrie variable. Il ne dépend ni des fonctions, ni des grades, ni des intérêts personnels. Il repose sur un principe fondamental : l'indépendance totale vis-à-vis de l'employeur et la défense exclusive des professionnels.
L'incohérence atteint son paroxysme lorsque cette même organisation, pourtant prompte à revendiquer la mise en stage des agents contractuels, brille par son absence lors d'une réunion essentielle visant précisément à négocier le nombre de mises en stage annuelles dans le cadre de la résorption de l'emploi précaire.
Les discours étaient là. Les actes, eux, absents.
Par souci de transparence — mais sans tomber dans la stigmatisation — nous avons fait le choix de ne pas nommer cette organisation. Notre objectif n'est pas de pointer du doigt, mais de vous permettre d'ouvrir les yeux. De vous donner les éléments pour comprendre qui agit réellement pour les agents, et qui se contente de jeter de la poudre aux yeux.
FO Santé, ce n'est pas offrir un café pendant que les collègues encaissent.
FO Santé, c'est être au cœur des débats, présent dans les réunions, ferme face à la direction, et aux côtés des professionnels, chaque jour, sans compromis.
Quand les masques tombent, il ne reste qu'une chose : les actes.
Et eux ne mentent jamais.
En conclusion
Le syndicalisme n'est pas un jeu d'équilibre, ni un exercice de communication.
C'est un engagement. Et l'engagement, quand il est réel, ne tremble pas quand la hiérarchie tousse.
Chez FO, nous n'avons jamais confondu loyauté syndicale et complaisance. Nous n'avons jamais hiérarchisé les souffrances selon les intérêts du moment. Nous n'avons jamais abandonné le terrain pour préserver des positions.
Quand les masques tombent, il ne reste ni slogans ni badges.
Il reste celles et ceux qui assument.
Et ceux qui se taisent.
FO Santé ne se taira jamais.

