
Être présent quand son enfant est gravement malade, c’est un droit.
Le congé de présence parentale permet à tout agent hospitalier (titulaire ou contractuel) de suspendre ou de réduire temporairement son activité pour s’occuper d’un enfant à charge gravement malade, accidenté ou handicapé, nécessitant des soins contraignants et une présence soutenue.
Qui peut en bénéficier ?
Ce congé est ouvert à l’un des deux parents, fonctionnaires ou agents publics, sans condition d’ancienneté. Il concerne chaque enfant et chaque pathologie nécessitant des soins.
Démarche à suivre
Vous devez adresser une demande écrite à votre employeur, accompagnée d’un certificat médical (du médecin de l’enfant) attestant de la nécessité du congé.
La demande doit être faite 15 jours avant le début du congé.
Ce délai peut être écourté en cas d’urgence (dégradation soudaine de l’état de santé de l’enfant).
Durée du congé
Le congé est accordé pour une durée maximale de 310 jours ouvrés sur une période de 3 ans (36 mois).
Il peut être fractionné (à la journée ou demi-journée), et prolongé en cas de rechute ou de nouvelle pathologie, dans les mêmes limites.
Modalités d’utilisation
- Cessation totale ou temps partiel
- Congé pris en continu ou par périodes discontinues
- Depuis le 27 août 2023, le congé peut être pris par demi-journées
- Les dates peuvent être modifiées avec un préavis de 48h, sauf urgence
Il faut indiquer les modalités choisies dans la demande initiale et en cas de modification.
Rémunération : l’AJPP comme soutien
Le congé de présence parentale n’est pas rémunéré par l’employeur.
Toutefois, vous pouvez percevoir l’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) versée par la CAF.
Montants AJPP en vigueur (août 2025) :
- Par journée complète : 65,80 €
- Par demi-journée : 32,90 €
- Plafond mensuel (22 jours) : jusqu’à 1 447,60 €
- Complément possible : 126,20 € par mois pour frais liés à la maladie non remboursés
L’AJPP est versée uniquement pour les jours pris au titre du congé. Elle n’est pas automatique, vous devez en faire la demande auprès de la CAF.
Effets sur votre carrière
Bonne nouvelle : ce congé n’interrompt pas votre carrière.
Il est assimilé à du temps plein pour :
- les avancements
- la promotion interne
- la formation professionnelle
- le droit à la retraite (dans la limite de 6 trimestres par enfant né/adopté après 2004)
Vous conservez vos droits acquis avant le congé (évaluation, entretiens, droit à la formation…).
Fin ou interruption du congé
Vous pouvez mettre fin à votre congé si vos ressources baissent fortement.
Le congé s’arrête automatiquement en cas de décès de l’enfant.
En cas de réorganisation du service, vous serez réaffecté à votre établissement d'origine, même en surnombre si besoin.
FO Santé HMV à vos côtés
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