
Ce ne sont pas les murs qui trahissent, mais les échos des paroles prononcées entre soi. Et sans entendre la vérité, on distribue les rôles et la justice se perd dans ce brouillard d’interprétations.
Dans un monde professionnel où l’éthique devrait primer, trop d’individus sont encore confrontés à des pratiques destructrices : la calomnie, la diffamation, le jugement ou l'interprétation. Ces dérives ne sont pas simplement des erreurs de jugement, elles sont des abus qui entachent la dignité, le droit et la vie des professionnels.
La calomnie: une violence insidieuse
La calomnie est l’acte de salir injustement la réputation d’un collègue par des propos mensongers. Elle peut surgir d’un simple malentendu, nourrie par la jalousie, la peur ou un besoin malsain de domination. Mais ses conséquences sont bien réelles : perte de confiance, mise à l’écart, voire licenciement sans fondement.
La diffamation en milieu professionnel: de la faute morale au délit
Accuser sans preuve, colporter des rumeurs ou lancer des insinuations diffamatoires constitue non seulement une faute morale, mais peut aussi relever du délit. Le code du travail et la législation civile reconnaissent le droit à la présomption d’innocence, même dans les conflits internes. Cette forme d'accusation empêche l’épanouissement, crée des tensions, et brise le lien de confiance essentiel à toute collaboration saine.
Enquêter : OUI mais avec rigueur et équité
Quand une enquête interne est ouverte suite à une accusation, l’employeur ou les autorités compétentes ont le devoir fondamental de collecter des preuves fiables, concrètes et objectives. Il ne s’agit pas d’interprétations biaisées ni de témoignages subjectifs dictés par tout autre chose que faits concrets, vérifiables et vérifiés.
Sans cette rigueur, nous exposons les agents à une violence institutionnelle inacceptable : être jugés, pointés du doigt et condamnés sans fondement. Une telle dérive ruine des carrières, détruit des réputations et installe un climat de peur et d’injustice.
Rappel de la réglementation
La diffamation consiste à affirmer un fait précis qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne. C'est une infraction pénale consacrée par l'article 29 de la Loi du 19 Juillet 1981 pouvant être assortie d'une amende de 12 000 euros.
La personne victime d'une diffamation peut porter plainte contre l'auteur de la critique.
Actualité précédente :
ENQUETE: Réinventons ensemble le temps de travail en Ehpad et à domicile
Actualité suivante :
Vous êtes contractuel ? Vous souhaitez devenir titulaire ? Contactez FO Santé des HMV !

