
Dans la fonction publique hospitalière, il est essentiel de bien comprendre les droits liés aux congés annuels non pris lorsqu’une absence pour raison de santé empêche de les utiliser dans les délais. Voici les principales règles en vigueur.
Période normale de prise des congés
Les congés annuels doivent en principe être pris entre le 1er janvier et le 31 décembre. Les congés non utilisés peuvent être :
- Reportés exceptionnellement sur l’année suivante, avec l’autorisation de l’employeur
- Versés sur un compte épargne-temps (CET), sous certaines conditions
Report automatique en cas d'arrêt maladie
Lorsque vous ne pouvez pas prendre vos congés annuels pour cause de maladie, un report automatique est prévu dans la limite de 4 semaines, à utiliser sur une période de 15 mois à la reprise de fonctions ou à la fin de l’année concernée selon votre situation
Ce report s’applique dans les cas suivants :
- Congé de maladie ordinaire
- Congé de longue maladie (CLM)
- Congé de longue durée (CLD)
- Congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS)
- Disponibilité d’office pour raison de santé (fonctionnaires)
- Congé de maladie non rémunéré ou grave maladie (contractuels)
Congés concernés par le report
- Congés acquis avant l’arrêt maladie : le délai de 15 mois démarre à la reprise de fonctions
- Congés acquis pendant l’arrêt : le délai débute à la fin de l’année concernée
Pendant cette période : - L’administration doit informer l’agent, dans le mois qui suit sa reprise, du nombre de jours reportés et de la date limite pour les utiliser
- Sans cette information, le délai est suspendu
Si les congés ne sont pas pris dans le délai imparti, ils sont perdus et aucune indemnité compensatrice n’est due, sauf en cas de départ définitif (retraite, démission, fin de contrat…).
Indemnité compensatrice en cas de départ
Dans certaines situations, les congés annuels non pris à cause des nécessités de service peuvent être indemnisés :
- Indemnisation limitée à 4 semaines
Calcul : (Rémunération mensuelle brute x 12) / 250 (250 étant le nombre moyen de jours ouvrés par an)
La rémunération prise en compte inclut :
- Traitement indiciaire
- Indemnité de résidence
- Supplément familial de traitement (SFT)
- Primes et indemnités régulières liées à l’emploi
Sont exclus du calcul :
- Primes exceptionnelles
- Remboursement de frais
- Indemnités liées à la mobilité ou aux réorganisations
- Versements non directement liés au poste
Conclusion
Les agents hospitaliers ont le droit de reporter leurs congés en cas d’arrêt maladie, dans le respect des délais prévus. Il est essentiel qu’ils soient bien informés pour préserver leurs droits et profiter pleinement du repos auquel ils ont droit
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12392#[...](CET).
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