
Une étude récente menée par Adecco Medical, publiée en mars, met en lumière deux leviers essentiels pour améliorer la fidélisation des soignants au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux : le renforcement de la marque employeur et l'optimisation des conditions de travail.
Dans un rapport paru ce 11 mars, Adecco Medical présente des pistes d’action destinées à renforcer l’attractivité de ces structures et à encourager leurs soignants à y rester. Basée sur les retours de plus de 300 professionnels de santé et responsables des ressources humaines, cette enquête met en avant deux axes prioritaires : valoriser l’image de l’établissement et améliorer le quotidien des soignants.
"Face à une concurrence de plus en plus forte, les établissements peinent non seulement à recruter, mais aussi à retenir leurs talents", constate l’agence d’intérim. Cette problématique est confirmée par l’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail en 2024, qui révèle que près de 70 % des 330 730 projets de recrutement dans ce secteur sont jugés complexes par les employeurs. Pour y remédier, soigner la marque employeur apparaît comme un levier efficace, permettant d’attirer de nouveaux candidats et de fidéliser les équipes en place. "Une image positive de l’établissement augmente ses chances de séduire les talents dont il a besoin", explique Adecco Medical. Ainsi, une communication active sur les réseaux sociaux et une mise en avant des valeurs et des avantages proposés aux salariés pourraient influencer favorablement la perception des candidats potentiels.
Au-delà d’une simple présence numérique, la réputation en ligne joue un rôle clé dans le choix des soignants de rester ou non dans une structure. En effet, 82,4 % des professionnels interrogés déclarent prêter attention à l’image des établissements de leur territoire. Parmi eux, 93,6 % estiment que les conditions de travail sont un critère majeur de bonne réputation, surpassant même l’importance de la qualité des soins.
L’évolution des attentes des nouvelles générations de soignants a également modifié les pratiques managériales. La qualité de vie au travail, notamment en termes de reconnaissance et de flexibilité, devient un élément central. Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), publiée en juillet 2024, souligne qu’un infirmier hospitalier sur deux quitte l’hôpital ou se réoriente après dix ans de carrière. Un phénomène en partie lié au "manque de temps et d’effectifs, qui contraint à travailler dans l’urgence et engendre de l’insatisfaction", précise Adecco. Des initiatives comme celles du CHU de Bordeaux, qui a mis en place des postes de soutien aux équipes soignantes, montrent qu’une réorganisation du travail et un allègement des contraintes pourraient favoriser le bien-être des soignants et renforcer leur engagement sur le long terme.
Source: Hospimédia

