REJOIGNEZ UN SYNDICAT ACTIF AUX HÔPITAUX DU MASSIF DES VOSGES: FO, le seul syndicat qu'il vous FO !

Budget 2025 : des mesures d'austérité qui frappent la fonction publique

Budget 2025 : des mesures d'austérité qui frappent la fonction publique

4 mn

Le gouvernement a récemment annoncé une série de restrictions budgétaires visant la fonction publique pour l’année 2025. Parmi les décisions les plus marquantes, on note le gel du point d’indice, la réduction de l’indemnisation des arrêts maladie et la suppression de la prime GIPA.

Gel du point d’indice : un coup dur pour les fonctionnaires

Le ministre de la Fonction publique, Laurent Marcangeli, a confirmé que le point d’indice ne serait pas revalorisé en 2025. Cette décision, justifiée par des contraintes budgétaires, constitue une perte de pouvoir d’achat pour les agents de la fonction publique qui subissent déjà les effets de l’inflation.

Réduction de l’indemnisation des arrêts maladie

Autre mesure controversée : la diminution du taux d’indemnisation des arrêts maladie, qui passera de 100 % à 90 %. Défendue par le gouvernement et votée par le Sénat, cette disposition vise à réaliser des économies significatives. Toutefois, elle suscite des inquiétudes quant aux conséquences sur la santé et les conditions de travail des agents publics.

La suppression de la prime GIPA

La prime GIPA, destinée à compenser l’absence d’évolution du pouvoir d’achat de certains fonctionnaires, ne sera pas versée en 2024 et ne le sera pas non plus en 2025. En 2023, elle avait bénéficié à près de 188 000 agents. Son absence représente un manque à gagner important pour de nombreux fonctionnaires, notamment ceux aux revenus les plus modestes.

Un recul sur les jours de carence mais des suppressions de postes évitées

Le gouvernement a néanmoins fait machine arrière sur l’augmentation du nombre de jours de carence en cas d’arrêt maladie, confirmant qu’il ne reviendrait pas sur cette mesure. Par ailleurs, bien que la suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale ait été envisagée, celle-ci a été abandonnée. En revanche, la création de 2 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) est maintenue.

Un budget sous contrainte

Ces mesures s’inscrivent dans un effort global visant à réduire le déficit public à 5,4 % du PIB en 2025. Le gouvernement prévoit ainsi 32 milliards d’économies et 21 milliards de recettes supplémentaires pour atteindre cet objectif.

Ces annonces marquent un nouveau tour de vis budgétaire qui risque d’accentuer le malaise au sein de la fonction publique. Syndicats et agents expriment déjà leur mécontentement face à ces décisions qui pèsent lourdement sur leurs conditions de travail et leur pouvoir d’achat.

Source : lemonde.fr

J'adhère