
C'est une situation tragique et absurde que vit Dominique, une aide-soignante de Dordogne. À 64 ans, cette salariée de la fonction publique se retrouve face à une impasse administrative qui remet en question deux années de travail supplémentaire dans l'espoir d'améliorer sa retraite. Ce combat, qu’elle mène aujourd’hui, révèle les dysfonctionnements d'un système qui laisse parfois les individus démunis.
Deux ans de cotisations oubliés
Dominique, qui a embrassé la carrière d'aide-soignante il y a quinze ans après une première expérience dans le commerce et avoir élevé ses trois enfants, espérait toucher une retraite décente.
Lorsqu'elle a atteint l'âge légal de 62 ans, elle a constaté que sa pension prévisionnelle était trop faible pour subvenir à ses besoins. Elle a donc décidé de prolonger son activité professionnelle de deux années, pensant ainsi augmenter le montant de sa retraite.
Cependant, la mauvaise surprise est tombée : ses trimestres supplémentaires n’ont pas été pris en compte. La raison ? Un document obligatoire, censé être transmis par son employeur à la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL), n’a pas été envoyé dans les délais. « Je ne dors plus, je rumine cette situation sans fin », explique Dominique, dépitée.
Une perte financière considérable
Pour Dominique, cette erreur représente une perte de 300 euros par mois sur sa future pension. Cette somme est cruciale pour elle, qui doit notamment rembourser un crédit immobilier. Malgré la bonne volonté de son employeur, un hôpital public, et les lettres envoyées à la caisse de retraite pour tenter de régulariser la situation, la réponse reste inflexible : « La loi, c’est la loi, et le document n’a pas été transmis dans les temps. »
Pour Dominique, le choc est immense. Elle s’indigne : « Une erreur humaine devrait pouvoir être réparée. Je demande juste à ce que mes droits soient respectés. » Elle déplore également l'opacité et la lourdeur des procédures administratives, qui plongent les citoyens dans l'impuissance.
Une mobilisation pour que cela ne se reproduise pas
Dominique a décidé de ne pas se laisser abattre. Elle prévoit de déposer un recours grâcieux auprès de la CNRACL et a également interpellé des élus locaux, comme le président du département, qui bien qu'attentif à sa situation, ne peut intervenir directement. « Il faut que ce genre d’erreur soit connu et évité à l’avenir. Ce n’est pas normal que tout repose sur un document oublié », clame-t-elle.
En attendant une issue favorable, Dominique continue de travailler, bien qu'elle sache que ces mois supplémentaires ne modifieront pas sa situation. Elle espère partir définitivement à la retraite en juin prochain, avec l’espoir qu’une solution émergera d’ici là.
Une cause collective
Ce cas déplore des problèmes structurels dans la gestion des retraites. En tant que syndicat, nous devons nous mobiliser pour soutenir Dominique et d’autres travailleurs confrontés à de telles injustices. La reconnaissance des droits des salariés ne devrait jamais être compromise par des erreurs administratives. Dominique a raison de se battre, et son exemple doit nous inspirer à revendiquer un système plus juste et transparent.
Source: Ici Périgord
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