
La certification des établissements de santé publique, réalisée par la Haute Autorité de Santé (HAS), constitue une étape obligatoire pour évaluer la qualité et la sécurité des soins. Cet article explore les conséquences d'une non-certification et les mesures mises en place pour y remédier.
Quelles conséquences pour un établissement non-certifié ?
Lorsqu'un établissement présente des déficiences majeures ne pouvant être corrigées en moins d'un an, il est considéré comme non-certifié. Dans ce cas, l'Agence Régionale de Santé (ARS) intervient pour accompagner l'établissement avec des ressources financières, humaines et matérielles. La fermeture d'un établissement reste une mesure exceptionnelle, car elle pourrait avoir de graves répercussions sur les patients et le territoire. La décision finale revient à l'ARS, qui doit trouver un équilibre entre la régulation de l'offre de soins et les besoins locaux.
Des établissements sous surveillance
Après une non-certification, un établissement dispose de deux ans pour mettre en place un plan de redressement. Ce plan vise à améliorer la qualité des soins et fait l'objet d'un suivi rigoureux de la part des autorités sanitaires. Les élus locaux sont également mobilisés pour garantir une réelle amélioration.
Une situation rare mais en progression
Depuis la mise à jour des critères en 2021, 34 établissements de santé n'ont pas obtenu la certification, dont neuf centres hospitaliers publics. Ces établissements incluent des cliniques, des centres de soins longue durée et des hôpitaux locaux, principalement situés dans de petites villes ou des zones isolées. En 2023, 85 % des établissements visités ont été certifiés, tandis que 3 % présentaient une qualité des soins jugée insuffisante. Cette augmentation reflète le renforcement des critères d'évaluation.
Impacts sur les patients et les professionnels
La non-certification peut affecter la confiance des patients, qui pourraient se tourner vers d'autres structures, parfois éloignées, compliquant l'accès aux soins dans certaines régions. Pour les professionnels de santé, elle représente une pression supplémentaire, mais aussi une opportunité d'amélioration des pratiques. La transparence des résultats et le soutien des autorités sanitaires sont essentiels pour restaurer la confiance et assurer une prise en charge optimale.
Conclusion
La non-certification, bien que rare, n'est pas synonyme de fermeture immédiate. Elle constitue un signal d'alerte permettant de mobiliser les ressources nécessaires pour améliorer la qualité des soins. Une collaboration étroite entre les établissements, les autorités sanitaires et les élus locaux est indispensable pour garantir aux patients une offre de soins conforme aux exigences de la HAS.

