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Magouilles "Hublo" : quand les retraités sont des victimes d’une gestion douteuse

Magouilles "Hublo" : quand les retraités sont des victimes d’une gestion douteuse

6 mn

Depuis quelques jours, un vent de colère souffle parmi les personnels retraités mobilisés pour assurer des missions "Hublo", ces interventions ponctuelles souvent réalisées dans l’urgence pour pallier le manque de personnel. Ce qui aurait dû être un partenariat gagnant-gagnant s’est transformé en véritable bras de fer, terni par des pratiques douteuses et, selon certains, illégales.

Une rémunération subitement révisée

Jusqu’au 30 novembre 2024, les missions "Hublo" bénéficiaient d’une rémunération surmajorée. Depuis le 1er décembre la rémunération a été révisée et une application à hauteur de 126 % de majoration a été instaurée, malgré la baisse du tarif horaire, cela reste une incitation pour motiver les retraités à intervenir rapidement.

Pour ne rien arranger, plusieurs retraités ayant répondu à l’appel en novembre et décembre se sont récemment vu notifier par courrier recommandé que leur travail pour ces missions serait finalement rémunéré au tarif horaire de base. Cette décision, unilatérale et rétroactive, a provoqué un tollé parmi ces remplaçants qui dénoncent une démarche profondément irrespectueuse.

Des contrats antidatés : la goutte d’eau

Le contenu du courrier recommandé a choqué davantage : en plus d’annoncer une révision de la rémunération, il inclut un contrat de travail antidaté couvrant les missions déjà effectuées en novembre et décembre. Un procédé qui soulève des questions légales évidentes.

La réglementation prévoit:

Attention à la signature antidatée des CDD d’usage. Les contrats rédigés après l’exécution de la prestation de travail et comportant donc des dates mensongères peuvent être sanctionnés par une requalification en CDI. Attention également à remettre son contrat au salarié dans les deux jours de son embauche.

Une injustice pour des remplaçants dévoués

Les retraités mobilisés pour ces missions "Hublo" se sentent trahis. Sollicités au pied levé dans des conditions souvent complexes, ils ont accepté de travailler en confiance, convaincus de bénéficier d’une rémunération juste et alignée avec les conditions initialement prévues.

Pour beaucoup, ce revirement est perçu comme une tentative de réduire les coûts sur leur dos, sans considération pour leur engagement et leur contribution essentielle au fonctionnement des structures en crise.

Des réactions attendues

Face à cette situation et sans réaction de la direction des HMV, FO Santé des HMV envisage de saisir les autorités compétentes pour contester la légalité de ces pratiques. Des démarches collectives pourraient également voir le jour pour exiger le respect des conditions initiales de rémunération et condamner ces méthodes jugées abusives.

En attendant, cette affaire vient rappeler la précarité des conditions dans lesquelles de nombreux retraités interviennent, malgré leur volonté de continuer à apporter leur expertise. Une situation qui, si elle n’est pas rapidement corrigée, risque de décourager durablement ces professionnels de répondre à de futures sollicitations.

L’affaire "Hublo" pourrait bien devenir un cas d’école, illustrant les dérives possibles lorsque des institutions tentent d’économiser à tout prix, au mépris du respect et de la légalité.

UN MESSAGE A NOS COLLÈGUES RETRAITÉS

NE SIGNEZ PAS UN CONTRAT DE TRAVAIL RÉCÉPTIONNÉ EN RETARD !!!

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