
La réforme de la profession infirmière prend un tournant décisif. Une proposition de loi introduit quatre missions socles et élargit la pratique avancée, promettant une reconnaissance des compétences.
Une réforme ambitieuse pour les infirmiers et infirmières
La profession infirmière, première force paramédicale en France, s’apprête à franchir une nouvelle étape grâce à une proposition de loi déposée le 19 novembre par les députés Frédéric Valletoux et Nicole Dubré-Chirat. Ce texte, en cohérence avec les ambitions gouvernementales exprimées en octobre, vise à renforcer la reconnaissance des compétences infirmières et leur rôle central dans le parcours de soins.
Les quatre missions essentielles définies par la loi
La proposition se concentre sur quatre axes fondamentaux, désormais définis comme les missions socles des infirmiers diplômés d'État :
- La réalisation et l’évaluation des soins, garantissant des pratiques adaptées et sûres.
- Le suivi du parcours de santé, avec une attention particulière portée à la coordination des soins.
- La prévention, pierre angulaire d’une santé publique efficace.
- La formation, visant à renforcer les compétences et à transmettre les savoirs.
Consultation et prescription : des avancées majeures
Le texte introduit deux évolutions importantes : la consultation infirmière et la prescription de produits de santé et d'examens médicaux, avec des modalités qui seront fixées par arrêté ministériel. Ces changements, encadrés juridiquement, visent à sécuriser ces nouvelles prérogatives tout en évitant des situations d’exercice illégal de la médecine.
Vers une pratique avancée élargie
En complément, la proposition prévoit une ouverture de la pratique avancée infirmière à de nouveaux lieux, comme les services de santé scolaire ou de protection maternelle et infantile. Les infirmiers spécialisés, tels que les anesthésistes ou les puériculteurs, auront également accès à cette évolution, sans modification de leurs diplômes. Un décret précisera les conditions d'accès à ces formations et la durée d’expérience requise pour chaque spécialité.
Une reconnaissance attendue depuis longtemps
Cette proposition de loi fait écho à des travaux antérieurs interrompus par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier. Elle incarne l’espoir d’une évolution nécessaire pour répondre aux défis sanitaires actuels et futurs, tout en valorisant le rôle clé des infirmiers dans le système de santé français.
Proposition de loi - Profession infirmier - 21/11/2024 (format PDF - 176 Ko)
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