
Face à une hausse alarmante des cas de coqueluche en France, la HAS recommande un rappel vaccinal pour les soignants en contact avec les nourrissons.
L'objectif : protéger les plus vulnérables.
Face à une recrudescence inquiétante de la coqueluche en France, les professionnels de santé sont désormais en première ligne. Depuis janvier, la maladie a causé 28 décès, dont 18 nourrissons de moins d'un an. Pour lutter contre cette épidémie, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande un rappel vaccinal pour tous les soignants en contact étroit avec des bébés de moins de six mois, si leur dernière injection date de plus de cinq ans.
Une situation alarmante
Depuis le début de l'année, les cas de coqueluche explosent, entraînant une hausse drastique des hospitalisations. Le CHU d'Angers, en première ligne dans cette bataille, a réagi en imposant le port du masque pour tous les intervenants de son pôle femme-mère-enfant. En plus de cette mesure, l'hôpital a mis en place un dispositif de vaccination de masse pour ses personnels en contact avec les plus jeunes patients.
Une couverture vaccinale insuffisante
En 2019, une étude révélait que la couverture vaccinale des professionnels de santé contre la coqueluche n'était que de 53,5%, un chiffre alarmant. Cette situation, combinée à l'efficacité décroissante du vaccin après cinq ans, rend la recommandation de la HAS cruciale pour réduire les risques de forme grave chez les nourrissons, trop jeunes pour être eux-mêmes protégés par la vaccination.
Un dispositif renforcé
Le CHU d'Angers a instauré des permanences de vaccination pour son personnel des services les plus exposés, tels que la gynécologie-obstétrique, la néonatalogie et les urgences pédiatriques. Cette initiative, soutenue par le service de prévention et de santé au travail, vise à protéger les populations les plus vulnérables, alors que le nombre de décès a atteint un pic en juillet.
Des chiffres en forte hausse
Les données de Santé publique France sont claires : les passages aux urgences pour coqueluche ont été multipliés par quinze entre mars et juillet 2024. De plus, le nombre de nourrissons hospitalisés pour cette maladie a été presque cinq fois plus élevé qu'en 2023. Face à cette situation, la HAS insiste sur l'importance du rappel vaccinal, recommandé théoriquement tous les vingt ans, mais qui pourrait être nécessaire plus fréquemment pour garantir une protection optimale.
Conclusion
La poussée épidémique actuelle de coqueluche en France est un signal d'alarme pour les professionnels de santé. Le rappel vaccinal, combiné aux autres mesures de prévention, est essentiel pour endiguer cette épidémie et protéger les plus jeunes patients, trop fragiles pour être immunisés par leurs propres moyens. Il est crucial que tous les soignants se mobilisent pour suivre les recommandations de la HAS et garantir ainsi une meilleure protection collective.
* Plus largement, la HAS préconise que les professionnels qui ne sont pas au contact des enfants de moins de six mois mais désirent pour autant adopter "une démarche volontaire de rappel" puissent également bénéficier d'une dose additionnelle si leur dernière injection date de plus de cinq ans.
Haute Autorité de Santé
Retrouvez la recommandation de l'HAS en CLIQUANT ICI
Actualité précédente :
Le travail de nuit dans le secteur de la santé et ses risques pour la santé
Actualité suivante :
Un fonctionnaire sanctionné pour une attitude violente hors service : La justice confirme

