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L'impact perturbateur des alarmes sonores à l'hôpital

L'impact perturbateur des alarmes sonores à l'hôpital

5 mn

Une recherche parue dans le numéro de septembre 2023 de la revue "Perioperative Care and Operating Room Management" révèle que les alarmes sonores répétitives dans les chambres d'hôpital peuvent entraver l'accès aux soins. Voici les détails.

Les alarmes sonores répétitives dans les chambres d'hôpital peuvent être extrêmement perturbantes pour la plupart des patients, au point de compromettre la qualité des soins prodigués, selon une étude publiée dans le numéro de septembre 2023 de la revue "Perioperative Care and Operating Room Management".

Une solution envisagée consiste à remplacer ces alarmes par des sons plus doux et plus agréables, comme des notes de xylophone (Exemple 1 - Exemple 2). Les chercheurs, issus du centre médical de l'Université Vanderbilt aux États-Unis et de l'Université McMaster au Canada, pensent que cette approche pourrait réduire la perturbation sonore tout en attirant davantage l'attention des patients et des soignants sur les signaux.

L'étude, basée sur des travaux antérieurs des auteurs, a impliqué 44 volontaires. Ils ont été invités à reconnaître six signaux sonores, chacun présenté avec deux timbres différents : l'un provenant d'un xylophone, l'autre similaire aux bips habituels des chambres d'hôpital. Seul le timbre, défini comme la "qualité particulière du son, indépendante de sa hauteur ou de son intensité mais spécifique de l'instrument ou de la voix qui l'émet" (Larousse), a été modifié, le volume et la tonalité restant constants.

Les résultats ont montré que la reconnaissance sonore était similaire pour les deux types de signaux, mais les participants ont noté les sons de xylophone comme moins dérangeants. Selon le professeur Joseph Schlesinger II, anesthésiologiste et co-auteur de l'étude, "ces résultats pourraient contribuer à résoudre le problème des plaintes constantes des patients concernant les alarmes médicales, sans compromettre leur sécurité".

Des études antérieures ont révélé que jusqu'à 85 % des signaux sonores dans les hôpitaux ne sont pas liés à une urgence médicale. Cette prolifération de bruits soulève des préoccupations quant à la sécurité des patients, car elle conduit à une sous-estimation de l'importance de certains signaux. Modifier le timbre de ces alarmes sonores pourrait les rendre moins irritantes tout en préservant leur capacité informative, selon les auteurs de l'étude.

"Les bips créent une surcharge sensorielle, tandis que des sons plus naturels sont plus faciles à percevoir. En changeant leur timbre selon des principes musicaux, les alarmes peuvent se distinguer des bruits de fond sans être trop stridentes. Avec des tests supplémentaires, les alarmes musicales pourraient devenir des éléments naturels du processus de soin", conclut Joseph Schlesinger II.

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