
Lors de la Conférence Territoriale du Dialogue Social du 1er octobre 2026, le directeur du GHT a rappelé un principe essentiel : les violences sexistes et sexuelles doivent être signalées, traitées et présentées devant les instances représentatives du personnel, notamment la F3SCT.
Aux HMV, FO pose une question simple : qu'en est-il réellement ?
Le GHT rappelle les règles. Aux HMV, FO constate autre chose.
Le 1er octobre 2026, à l'occasion de la Conférence Territoriale du Dialogue Social organisée au siège du GHT, le directeur du GHT a rappelé, à juste titre, que les situations de violences sexistes et sexuelles doivent pouvoir être portées devant les instances représentatives du personnel et notamment devant la F3SCT.
Un rappel important.
Car lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail ne peut pas se limiter à des campagnes d'information ou à des affiches dans les établissements.
Il faut permettre aux victimes de parler. Il faut traiter les signalements. Il faut protéger les agents. Et il faut informer les représentants du personnel lorsque les conditions sont réunies.
Mais une question se pose désormais aux Hôpitaux du Massif des Vosges.
Qu'en est-il réellement sur le terrain ?
FO a été sollicité. FO a immédiatement agi.
Lorsqu'une situation de cette nature est survenue au sein de nos établissements et que l'agent concerné a sollicité FO Santé des HMV, notre organisation syndicale n'est pas restée spectatrice.
Les représentants FO ont immédiatement pris contact avec le cadre de santé concerné.
Un entretien a alors été organisé avec l'agent, le responsable du service et les représentants FO ayant donné l'alerte.
L'objectif était simple : permettre à l'agent de parler, faire remonter la situation et permettre qu'elle soit prise en compte.
FO a ensuite porté cette situation à la connaissance de la Direction générale des HMV.
Et quelle a été la réponse ?
L'organisation syndicale n'avait pas autorité pour organiser une telle réunion.
DRH - HMV
Très bien.
Mais après cette remarque, qu'a-t-il été fait ?
RIEN
Du moins, rien dont FO ait eu connaissance permettant de considérer que cette situation avait réellement fait l'objet d'un traitement à la hauteur de sa gravité.
« Quelques signalements » aux HMV… mais aucun devant la F3SCT ?
Lors de cette même conférence territoriale, le président du GHT a interrogé les établissements sur les conséquences de la campagne de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles.
La question était particulièrement importante :
La campagne a-t-elle permis de libérer la parole ?
La Direction des HMV a alors indiqué que quelques signalements avaient été recensés au sein de nos établissements.
FO a pris acte de cette information.
Mais une nouvelle question s'impose immédiatement.
Si des situations ont été signalées, où sont-elles présentées ?
Car, à la connaissance de FO Santé des HMV, aucun cas, aucune situation de VSS n'a été présenté devant la F3SCT.
Pour FO, la seule situation portée à la connaissance des représentants du personnel dans ce cadre reste donc celle pour laquelle notre organisation syndicale a elle-même donné l'alerte.
Cette situation est pour le moins troublante.
Où est le dialogue social ?
Le rôle d'une F3SCT n'est pas décoratif.
Elle existe précisément pour permettre aux représentants du personnel de participer à la prévention des risques professionnels, à la protection de la santé physique et mentale des agents et à l'amélioration des conditions de travail.
Les violences sexistes et sexuelles constituent évidemment un sujet majeur de santé, de sécurité et de conditions de travail.
Alors lorsque le GHT rappelle la nécessité de faire remonter ces situations devant les instances compétentes, FO considère que cette parole doit être suivie d'effets dans chaque établissement.
Une campagne peut libérer la parole.
Mais libérer la parole sans traiter ce qui est ensuite signalé revient à créer une confiance que l'institution doit être capable d'assumer.
FO renouvelle sa demande de transparence
FO Santé des HMV ne demande pas que des situations individuelles soient exposées publiquement.
Il ne s'agit évidemment pas de porter atteinte à la confidentialité des agents concernés.
Mais entre respecter la confidentialité d'une victime et ne rien présenter aux représentants du personnel, il existe une différence fondamentale.
Les représentants du personnel doivent pouvoir exercer leurs missions.
Ils doivent pouvoir connaître l'existence des situations relevant de leur champ de compétence, dans le respect de l'anonymat et de la protection des personnes.
Ils doivent pouvoir vérifier que les mesures de prévention sont mises en œuvre.
Ils doivent pouvoir s'assurer que les agents sont protégés.
Et surtout, ils doivent pouvoir constater que la parole libérée ne retombe pas dans le silence.
Une question simple à la Direction des HMV
Le GHT rappelle les principes.
La campagne VSS invite les agents à parler.
Des signalements auraient été recensés aux HMV.
Mais aucune situation n'a été présentée devant la F3SCT, à la connaissance de FO.
Alors que deviennent les signalements ?
C'est cette question que FO Santé des HMV entend poser.
Parce qu'en matière de violences sexistes et sexuelles, le silence n'est jamais une réponse.
Parce qu'un agent qui ose parler doit être entendu.
Parce qu'un signalement doit être traité.
Et parce que les représentants du personnel ne peuvent pas être écartés lorsqu'il s'agit précisément de santé, de sécurité et de conditions de travail.
FO Santé des HMV continuera à défendre les agents.
Parler est un droit.
Être entendu doit l'être aussi.
Et protéger les agents ne peut pas rester un slogan.
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